Yassine Balbzioui


Tout est à dessiner et à peindre


autoportrait  Le dessin et la peinture restent mes médiums favoris. « Le dessin, par sa fluidité, m’offre la capacité d’être immédiat, direct, et sans protocole de préparation. Dans le métro par exemple, le sujet en face de moi m’impose une position qui m’oblige à improviser et à vite m’adapter. Ainsi je finis par m’approprier la situation, mon regard devient furtif, piquant. Lorsque le modèle abandonne mon regard, il laisse des traces en moi. C’est cette relation moi-modèle-temps qui m’intéresse dans le dessin. »

  Dans la peinture, le temps se découpe. Il y a le recul, la transe. La main laisse la place à tout le corps. Dans le contexte qu’est l’atelier, « la cuisine » (terme privilégié) je fais appel à la photographie et à la vidéo qui restent plus des ingrédients de cuisine que des mediums à part entière, même si parfois je les mets en avant en fonction du thème. Cette manière de travailler me permet de concevoir ma pratique artistique dans différentes dimensions.



Enfin il y a le sujet ou le thème de ma peinture ou le « c’est quoi ça ? »

  • ça peut être la dernière scène du film Volte-face,
  • ça peut être le sourire de ma banquière,
  • ça peut être la femme de ménage qui nettoie le sol du musée où sont exposées les oeuvres des futuristes italiens,
  • ça peut être des extincteurs qui brûlent,
  • ça peut être cette femme qui oblige son gamin à poser pour un peintre à Montmartre en appuyant sur sa tête,
  • ça peut être le générique du film Zombie honeymoon,
  • ça peut être les sirènes du mercredi,
  • ça peut être Goldorac,
  • ça peut être les images télé à la fin des programmes,
  • ça peut être une télécommande,
  • ça peut être moi déguisé en moi….